C’est l’histoire d’un mec…

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David Gouaillier

..il est au collège, c’est la fin de 3 ème, il se débrouille mieux en maths et en physiques qu’en littérature, alors on lui conseil la filière « techno ». Faut savoir que c’est un peu la lose, d’aller en « techno », c’est un peu pour ceux qui ne savent pas quoi faire…qui ne sont pas très bon en français…en langue vivante… En fait, la vérité est que la technologie est carrément dévalorisée au collège.

Bref le gars par pour un Baccalauréat S option technologique. Une fois en poche, en 98, il tente sa chance à l’INSA (Institut Nationale de Sciences Appliquées) de Rennes, mais il est refusé, tant pis! Il prépare alors un IUT GEII à Rennes (Génie Electrique, Informatique et Industriel). En 2000 il est Bac+2 et re-tente sa chance à l’INSA. Des fois oui, mas là non….toujours pas pris. Alors, il part à l’IUP (Institut Universitaire Professionnalisé) de Lorient pendant 2 ans. En 2002, toujours à Lorient, il passe un DESS en mécatronique (Bac+5). En 2003, après 8 mois d’ERASMUS en Espagne (Qué Calor!) où il rencontre le robot AIBO de SONY, il se dit que la robotique c’est sympa et qu’il voudrait bien travailler sur des robots humanoïdes. Il file à Montpellier pour un DEA (Master de recherche) afin de préparer une thèse.

Diplômé en 2004, il tente une thèse à Paname mais il ne trouve pas de financement…puis en février 2005, une événement va tout changer: la rencontre avec Bruno MAISONNIER. 5 mois après cette rencontre, Bruno fonde la société ALDEBARAN ROBOTICS (le Robot Nao).

Bref,

David GOUAILLIER (oui c’est de lui dont il s’agit) est content, il voulait faire des robots humanoïdes et voila qu’en 2005 il commence une thèse intitulé « Conception et contrôle de l’appareil locomoteur de NAO » chez ALDEBARAN ROBOTICS. C’est pas beau ça?

Il soutient sa thèse en 2009, reste à Paris jusqu’en 2013 dans l’entreprise où il devient manager d’équipe, puis s’installe à Nantes ou il dirige un laboratoire de mécatronique avec Aldebaran.

Il poursuit ses recherches avec son équipe à essayer de copier l’homme: le squelette, les muscles, l’anatomie, la marche, la main…

En 2015, avec le départ de Bruno MAISONNIER, Aldebaran change de nom et de stratégie: « Avant on faisait des robots pour aider les gens maintenant juste pour faire du fric… » confit David (dans une interview secrète jamais révélée au grand public).

Et en juillet 2017, c’est le drame. Le jour de son anniversaire, David devient chômeur. Non, ce n’est pas un coup du sort, c’est lui qui l’a choisit car il a tout simplement quitté la boite:

« Je ne m’y retrouvai plus. A la base je voulais faire quelque chose d’utile et là, je me retrouve dans une boite, un système capitaliste ou tout le monde se moque de l’éthique du produit, ils sont juste là pour leur carrière et de l’argent. On vît dans un monde fou, c’est important d’aider les autres, je ne voyais plus l’intérêt de faire partie de cette entreprise ».

Ayant entendu parlé de Bionico, nous nous rencontrons en mai 2017 lors d’un séminaire sur la main à La Sorbonne.

A Paris, un vendredi. Nous sommes dehors, et alors……que nous buvons un verre, je comprend que j’ai affaire…… pas seulement à un maker, mais à un ingénieur….mécatronicien prêt à aider les humains….à apprendre se réparer….et à s’aimer….(amis de la poésie bonsoir)

Depuis ce jour, David s’implique bénévolement, à Nantes là ou il vît.

C’est donc avec une immense joie que la main Bionico naîtra, pour de vrai. Oui, car cette fois, nous n’allons pas faire le hack de la main InMoov, Open Bionics ou Hackberry. Nous repartons de 0, from scratch, feuille blanche, mais avec un cahier des charges ainsi que toute l’expérience acquise ses dernières années qui nous permet d’éviter ainsi certaines erreurs. Le tout, dans le but de concevoir une main bionique open source, DIY, low cost et surtout utilisable tous les jours !

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Le prototype actuel est réalisé en découpe laser bois, car c’est facile et peu chère. La main sera « simple », c’est à dire que les 5 doigts ne seront pas indépendants les uns des autres. Par contre un énorme focus sur les différentes positions du pouce pour saisir des objets, ainsi que le design externe qui devra « être beau »

 

Il y aura toujours de l’impression 3D, mais peut-être en métal, le prix sera surement plus élevé, mais ce sera pour gagner en solidité, fiabilité et donc l’acceptation de la prothèse. Plus d’informations sur le magazine 3D Print Santé,  (sinon l’article est ci-dessous)

Et depuis, quelques temps, l’équipe a intégrée 3 nouveaux bénévoles en la personne de:

– Jean-Yves Gouez, dessinateur industriel (Rennes)

– Eric Lemarsquier, designer (Paris)

– Stephen Camus, horloger (Suisse)

HAUT LES MAINS! (et bonne année 2018, pleine de réussite, mais…)

La succès est le résultat d’une succession d’erreurs:-)

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